Comment on été réalisées mes photos de collisions de gouttes d'eau

 

Une réserve d'eau en hauteur, un tuyau avec un robinet pour régler précisément le débit, une sortie d'eau réglable en hauteur grâce au grand trépied. Les gouttes tombent dans un bac noir rempli d’eau.
Sur le trépied de gauche un pointeur laser illumine un récepteur photo sensible tenu par le petit support sur la table. Le faisceau laser doit être coupé/dévié par les gouttes qui tombent. Ce récepteur est relié à un montage qui va permettre de générer un signal électrique après un délai réglable très précisément (ici on utilise un générateur basse fréquence, en mode ‘pulse’). La sortie de ce générateur est reliée à un composant électronique (un thyristor) lui-même relié au flash (câble vert en bas de l’image :)) pour le déclencher.
Le flash, en mode manuel, sur un trépied (le noir) à part, est réglé sur une fraction de sa puissance pour que son éclair soit de très courte durée et pour pouvoir enchaîner les éclairs rapidement, façon stroboscope.
Des papiers de couleurs sont disposés dans le fond est seront éclairés par le flash pour créer des reflets colorés.

On éteint les lumières et la magie commence avant même de prendre la première photo: Chaque goutte qui tombe est figée par un coup de flash. Grâce à la rémanence rétinienne on a l’impression de voir une goute, unique, suspendue dans les airs.
En changeant le délai du générateur on peut faire "descendre" ou "remonter" cette goutte. On augmente le délai jusqu’à figer le moment où elle entre dans l’eau, où la colonne d’eau se forme etc... On voit en détail tous ces instants habituellement trop fugaces pour l'œil.

On règle ensuite le débit de l’eau pour obtenir des collisions entre la colonne d'eau qui remonte et la prochaine goutte qui tombe. Pour immortaliser les collisions obtenues, l’appareil photo, sur un quatrième trépied, est réglé entièrement en manuel avec un temps de pose légèrement inférieur à la période entre 2 gouttes pour ne capturer qu’un coup de flash. Le diaphragme est réglé en fonction de la profondeur de champs souhaitée, la sensibilité est réglée en fonction du diaphragme choisi et de la puissance du flash. Il ne reste plus qu’à régler cadrage et mise au point (manuelle aussi) et déclencher!

Ici je n'ai utilisé que du matériel disponible (ok, j'avais un labo d'électronique sous la main :), mais sachez qu'on trouve sur Internet des montages avec barrière lumineuse et retard réglage, justement pour réaliser ce genre de photos.

 

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